Deux fois par an, le label artistique de la profession donne le ton des mois à venir. Coiffeur en France, le label de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC), a dévoilé le 12 octobre sa collection automne-hiver 2026, baptisée « Beauty Tech », sous la direction artistique de Raphaël Perrier et en partenariat avec L’Oréal Produits Professionnels, selon l’annonce publiée par l’UNEC.
Plan de l'article
Une collection pensée pour le salon, pas pour le podium #
Le parti pris de cette saison est clair : des coiffures inspirées des codes de la mode, mais conçues pour rester « proches des clientes et de la réalité du salon ». Autrement dit, pas de constructions spectaculaires réservées aux concours, mais des looks qu’une cliente peut réellement demander un mardi après-midi.
Visuellement, Beauty Tech joue sur les contrastes : des lignes graphiques confrontées à des mouvements naturels, des textures maîtrisées, des couleurs tantôt profondes, tantôt lumineuses. L’UNEC résume l’esprit de la collection d’une formule qui parlera à tous les professionnels : « Derrière des résultats qui peuvent sembler spontanés ou « effortless » se cachent une construction précise. »
La technique invisible comme fil rouge #
Le cœur de la démarche tient dans le rapport à la technicité. La collection repose sur trois fondamentaux — la coupe, la texture et le styling — mais refuse d’en faire un spectacle. « L’objectif n’est pas de rendre la technique visible pour elle-même, mais de la mettre au service du résultat final », explique le communiqué. Chaque geste est pensé pour « créer du mouvement, équilibrer les volumes et mettre en valeur le visage ».
Cette philosophie du geste invisible rejoint ce que vivent les salons au quotidien. La cliente ne vient pas chercher une prouesse ; elle vient chercher un résultat qui lui ressemble, tient dans le temps et se recoiffe sans effort à la maison. Une collection qui part de cette réalité, plutôt que de l’image de couverture, a toutes les chances d’être réellement reproduite derrière les fauteuils.
Qui est derrière la collection
Raphaël Perrier, directeur artistique de Coiffeur en France, pilote une équipe de créateurs qui élabore deux collections par an, calées sur les tendances mode et beauté. Le label fonctionne comme la vitrine artistique de l’UNEC, l’organisation professionnelle du secteur, et ses collections servent autant d’outil d’inspiration que de support de formation pour les salons adhérents.
Des step-by-step pour passer de l’image au fauteuil #
C’est l’autre intérêt de l’annonce pour les professionnels : la collection ne se limite pas à une série de visuels. Les adhérents de l’UNEC ont accès aux photos de la collection, à des vidéos step-by-step détaillant les techniques, et à un pack artistique complet, le tout via le portail de l’organisation sur la plateforme L’Oréal Access, fruit du partenariat avec L’Oréal Produits Professionnels.
À lire Cheveux courts à l’époque médiévale : inspirations authentiques et astuces coiffure
Pour un salon indépendant, ce type de ressource a une vraie valeur d’usage. Les vidéos pas à pas permettent de former une équipe sur les coupes et les textures de la saison sans passer par un stage externe, et les visuels fournissent un argumentaire concret à présenter en consultation : montrer la ligne, expliquer le travail de texture, cadrer les attentes.
Ce que cette direction dit des tendances de l’hiver #
Au-delà du cas Beauty Tech, la direction prise par la collection confirme un mouvement de fond dans la coiffure : le retour du naturel construit. Après des années de looks très affirmés, la demande se porte sur des résultats qui paraissent spontanés — mouvement souple, matière vivante, couleur qui accroche la lumière — mais qui exigent en réalité une maîtrise fine de la coupe et du placement des volumes.
Pour les clientes, cela se traduira cet hiver par des propositions moins radicales en apparence, mais plus personnalisées : des lignes graphiques adoucies par du mouvement, des textures travaillées pour durer entre deux visites, des colorations profondes pensées pour le visage plutôt que pour la tendance du moment.
Les salons qui veulent s’approprier la collection trouveront l’annonce complète et les conditions d’accès aux contenus sur le site de l’UNEC. Une chose est sûre : cette saison, la meilleure technique sera celle qui ne se voit pas.
À lire Élégance et révolution : les coiffures féminines du XIXᵉ siècle




