Le grand rendez-vous parisien de la coiffure, MCB by Beauté Sélection, s’est tenu du 10 au 12 octobre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles. Les premiers comptes rendus de la presse professionnelle dessinent une édition jugée plutôt bonne, où les outils numériques ont pris une place inédite dans les allées, à côté des démonstrations de coupe et de couleur.
- Trois jours de salon à la Porte de Versailles, du samedi 10 au lundi 12 octobre, entrée gratuite pour les professionnels.
- L’intelligence artificielle d’aide au diagnostic et les assistants virtuels se sont installés sur les stands.
- La réservation en ligne devient un terrain de bataille entre plateformes.
- Le soin du cuir chevelu, du hair spa au head spa, s’affirme comme une offre à part entière.
Plan de l'article
- Un salon pensé pour le dimanche et le lundi
- L’intelligence artificielle passe de la promesse à l’outil
- Réservation en ligne : la bataille des plateformes
- Le cuir chevelu, nouveau terrain de jeu
- Les shows et les championnats toujours aussi courus
- Les bémols de l’édition
- Ce qu’il faut en retenir pour votre salon
Un salon pensé pour le dimanche et le lundi #
Le calendrier de l’édition 2026 collait au rythme des salons de coiffure : ouverture le samedi après-midi seulement, puis deux journées pleines le dimanche et le lundi, jours où beaucoup de salons sont fermés. Selon la fiche de l’événement publiée par Viparis, l’accès était gratuit pour les professionnels de la coiffure et de la beauté.
Ce choix s’est vu dans les allées. D’après le bilan dressé par L’Éclaireur des Coiffeurs le 14 octobre, la fréquentation a été soutenue le dimanche et le lundi, alors que le samedi est resté plus calme et plus inégal selon les exposants. L’organisateur, Standing Events, n’avait pas encore publié ses propres chiffres au moment de ce premier bilan.
L’intelligence artificielle passe de la promesse à l’outil #
C’est le fil rouge de cette édition. Plusieurs solutions d’aide au diagnostic capillaire étaient présentées, dont Idélia, que le magazine professionnel décrit désormais comme un outil arrivé à maturité. L’idée : aider le coiffeur à analyser la fibre et le cuir chevelu avant de proposer un soin ou une couleur, et garder une trace de ce diagnostic d’une visite à l’autre.
Autre nouveauté remarquée, les assistants virtuels. Qiora, lié à l’éditeur de logiciels de caisse Ikosoft, présentait Georges, un assistant d’accompagnement fondé sur l’IA. Des outils de gestion automatisée des réseaux sociaux et du marketing du salon étaient aussi exposés, signe que la communication, longtemps faite le soir après la fermeture, se délègue de plus en plus à la machine.
Pour un salon indépendant, l’enjeu est concret : gagner du temps sur l’administratif et la prise de rendez-vous, et le réinvestir au fauteuil. Reste à vérifier, outil par outil, ce que coûte l’abonnement et ce que deviennent les données des clientes.
Réservation en ligne : la bataille des plateformes #
Le salon a aussi servi de vitrine à la concurrence sur l’agenda en ligne. Planity y faisait figure de référence, nettement en tête selon L’Éclaireur des Coiffeurs. Mais Fresha se présentait en challenger, et SumUp poussait une solution légère de réservation et d’encaissement, gratuite pour un coiffeur travaillant seul.
LS Coiffure mettait de son côté en avant une offre pensée pour les coiffeurs à domicile, qui ont des besoins différents de ceux d’un salon avec vitrine : planning de tournée, encaissement mobile, fichier client accessible depuis le téléphone.
Pour la cliente, cette concurrence se traduit par des prises de rendez-vous de plus en plus fluides. Pour le coiffeur, elle pose une question simple : à quelle plateforme confier son agenda, sachant que changer d’outil en cours de route signifie migrer tout son fichier.
Le cuir chevelu, nouveau terrain de jeu #
Les équipements et produits de hair spa étaient très présents sur les stands. La tendance n’est pas sortie de nulle part : quelques jours avant le salon, L’Éclaireur des Coiffeurs consacrait un dossier à la forte croissance du head spa en France, cette pratique qui associe soin du cuir chevelu et moment de détente, inspirée des rituels japonais.
Le magazine y rapporte, en l’attribuant à Kérastase, une hausse de 233 % des recherches sur le « Japanese Head Spa ». Il cite plusieurs acteurs qui structurent cette offre, comme Tokio Inkarami, pionnier en France, ou Kérastase associé au fabricant de mobilier Takara Belmont, avec un bac allongé dédié.
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Pour les salons, l’intérêt est double : proposer une prestation longue, à forte valeur perçue, et fidéliser une clientèle qui cherche une parenthèse plus qu’une simple coupe. C’est aussi le prolongement de la « skinification » des routines capillaires, qui applique au cheveu les réflexes du soin de la peau.
Les shows et les championnats toujours aussi courus #
Côté spectacle, les shows de la Haute Coiffure Française et de Raphaël Perrier ont attiré une foule très dense, toujours selon le compte rendu du magazine, et les championnats du monde de coiffure se déroulaient dans le cadre du salon. De nombreuses marques animaient des démonstrations en continu, de BaBylissPRO à L’Oréal Produits Professionnels en passant par Jacques Seban, Wahl ou Kalia Nature.
Les bémols de l’édition #
Tout n’a pas été rose. Le programme artistique, de qualité, a manqué de renouvellement selon L’Éclaireur des Coiffeurs, même si quelques marques ont mis en avant de jeunes talents. Le segment de la coiffure naturelle et végétale était peu représenté : Rodolphe&Co, Patrice Mulato ou la franchise Mon Salon Végétal étaient là, mais plusieurs noms du secteur manquaient à l’appel.
Plusieurs grands acteurs avaient aussi fait l’impasse, dans la continuité d’un recul observé au fil des dernières éditions. Le coût d’un engagement sur trois jours pèse sur les exposants, surtout quand le samedi reste en demi-teinte.
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Ce qu’il faut en retenir pour votre salon #
Cette édition reflète une profession qui traverse une période difficile mais cherche des leviers : mieux diagnostiquer, mieux remplir son agenda, et vendre des prestations de soin plus longues. Si vous hésitez à franchir le pas, le plus raisonnable est de tester un seul outil à la fois, sur quelques semaines, avant d’engager tout le salon.
Prochain rendez-vous à surveiller : le bilan chiffré officiel de l’organisateur, qui dira si la fréquentation a suivi l’impression positive des allées.




