Un mois et demi après l’entrée en vigueur de la réception obligatoire des factures électroniques, la presse professionnelle de la coiffure dresse un premier bilan. Selon L’Éclaireur des Coiffeurs, publié le 16 octobre, la bascule s’est plutôt bien passée. Mais pour les salons, la vraie échéance reste à venir : le 1er septembre 2027, date à laquelle les petites entreprises devront aussi émettre leurs factures sous forme électronique.
Plan de l'article
Un premier bilan jugé positif #
Le constat dressé par L’Éclaireur des Coiffeurs est encourageant. La part des entreprises inscrites a fortement progressé au fil de l’année : elles étaient 10 % début 2026, contre 75 % en octobre. Dans la pratique, ce sont surtout les éditeurs de logiciels de caisse et les experts-comptables qui ont pris en charge cette étape pour leurs clients.
Le média souligne aussi que l’administration fiscale se montre « compréhensive » jusqu’à la fin de l’année 2026. Autrement dit, les premiers mois servent d’accompagnement, le temps que chacun trouve ses marques.
Quelques points de friction demeurent : la lisibilité et le coût des offres, le choix ou le changement de plateforme, l’adaptation des logiciels et les besoins particuliers des plus petites structures. Des sujets qui parlent directement aux salons indépendants.
Ce qui est déjà obligatoire pour un salon #
Depuis le 1er septembre 2026, la règle est la même pour tout le monde. Comme le rappelle La Poste dans son calendrier de la réforme, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures dématérialisées. Le site impots.gouv.fr confirme que la transmission de données à l’administration est effective depuis cette date.
Pour un salon de coiffure, cela vise surtout les factures des fournisseurs : grossiste en produits techniques, marque de coloration, fournisseur de mobilier, loueur de matériel, prestataire de logiciel. Ces factures arrivent désormais par une plateforme agréée, et non plus en PDF par mail ou sur papier.
La plateforme agréée, passage obligé
Toutes les factures entre professionnels transitent par une plateforme agréée par l’administration. Chaque entreprise doit en choisir une et la déclarer dans un annuaire, pour que ses fournisseurs sachent où lui envoyer ses factures. Beaucoup de salons ont laissé leur logiciel de caisse ou leur comptable s’en occuper, ce qui explique le rôle central de ces acteurs dans le bilan dressé par la presse professionnelle.
2027 : l’émission, la vraie échéance des salons #
La deuxième marche est prévue pour le 1er septembre 2027. À cette date, l’obligation d’émettre des factures électroniques sera étendue aux petites et moyennes entreprises, aux TPE et aux micro-entreprises. Les grandes entreprises et les ETI y sont déjà soumises depuis le 1er septembre 2026.
Point important pour les coiffeurs indépendants : la franchise en base de TVA ne fait pas sortir de la réforme. Un micro-entrepreneur en franchise reste assujetti à la TVA et doit donc, lui aussi, recevoir puis émettre ses factures sous forme électronique selon le calendrier. Seules les activités totalement hors du champ de la TVA y échappent.
Et les clientes et clients du salon ? #
C’est souvent la première question des gérants. La facture électronique concerne les échanges entre professionnels assujettis à la TVA. Les ventes et prestations aux particuliers, qui constituent l’essentiel du chiffre d’affaires d’un salon, ne sont pas concernées par cette obligation de facture électronique : rien ne change au moment d’encaisser une coupe ou une couleur.
La réforme comprend toutefois un second volet, l’« e-reporting », c’est-à-dire la transmission de certaines données de transaction à l’administration fiscale. Il suit le même calendrier selon la taille de l’entreprise. Ses modalités concrètes dépendent de votre activité et de votre régime : c’est un point à faire préciser par votre expert-comptable ou l’éditeur de votre logiciel de caisse.
Et lorsqu’un salon facture un autre professionnel (une prestation pour un shooting photo, un défilé, un événement d’entreprise, une mise à disposition de fauteuil), cette facture entrera bien dans le champ de l’émission électronique à partir de 2027.
Comment s’y préparer sans stress #
Vérifier sa plateforme. Demandez à votre comptable ou à votre éditeur de caisse quelle plateforme agréée a été choisie pour le salon et si elle est bien déclarée. C’est elle qui reçoit déjà vos factures fournisseurs.
Faire le point avec ses fournisseurs. Si une facture de grossiste ou de marque n’arrive plus comme avant, c’est souvent qu’elle attend sur la plateforme. Prenez l’habitude d’y jeter un œil chaque semaine.
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Anticiper l’émission. Si vous facturez parfois des professionnels, vérifiez dès maintenant que votre logiciel saura produire ces factures au bon format en 2027. Un changement d’outil se prépare mieux à froid qu’à l’été 2027.
Comparer les offres. La presse professionnelle pointe la lisibilité et le coût des offres. Avant de signer, demandez ce qui est inclus et ce qui sera facturé en plus.
Questions fréquentes #
Un salon de coiffure doit-il déjà recevoir des factures électroniques ?
Oui. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, y compris les petits salons et les indépendants.
Quand les salons devront-ils émettre des factures électroniques ?
À partir du 1er septembre 2027, date d’extension de l’obligation aux PME, TPE et micro-entreprises.
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Un coiffeur micro-entrepreneur en franchise de TVA est-il concerné ?
Oui. La franchise de TVA ne dispense pas de la réforme, seules les activités totalement hors du champ de la TVA en sont exemptées.




